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Arrivée pour une formation à Brazzaville

Lorsque j’arrive à Brazzaville, cette fois-ci l’avion est parti et arrivé à l’heure, il y a une voiture de l’OMS qui m’attend et on me présente tellement de gens que je me trompe entre le chauffeur, le porteur de bagages, l’assistant du chauffeur et la personne locale représentant l’OMS.
J’ai peur de faire des gaffes, en moins de quelques minutes, je ne sais plus qui est qui.

Jeanne et Ange expliquent ce qu’ils vivent

Le 3 novembre, je reçois à ma demande dans mon groupe de travail sur la mise en place d’un centre de dépistage anonyme et volontaire de l’infection à VIH, deux personnes de Brazzaville qui acceptent de témoigner sur la manière dont ils vivent leur séropositivité et leur maladie au Congo.

Visite de l’orphelinat « main dans la main », Douala

Un samedi matin d’avril 2003, j’effectue une visite à l’orphelinat de Douala qui s’appelle «Main dans la main».
Je suis reçue par la Directrice qui a une formation de sage-femme puéricultrice et qui est à deux ou trois ans de sa retraite. Je lui explique que mon travail consiste à conduire des entretiens avec des personnes touchées, des familles mais aussi des familles d’accueil et des institutions pour évaluer les besoins suscités par la situation des orphelins du SIDA et recueillir un certain nombre de suggestions.

Partager ensemble l’album de famille

Cette femme, petit à petit, nous dit ce qui se passe mais aussi ce qu’elle ressent «Je vis très mal parce que je ne dors pas, je n’arrive plus à dormir…Dieu m’a donné la Sœur. Sans la Sœur, je serai morte déjà… Je suis morte un peu…, j’ai perdu mes deux filles qui sont mortes l’une après l’autre de la maladie et qui m’ont laissé 5 garçons de 21, 14, 12, 10 ans, mon dernier petit fils est mort, il avait un an et trois mois.

Entretien avec une grand mère

Lors d’un après midi d’avril 2003, je quitte Douala et me rends vers Sœur Brigitte qui me reçoit dans son petit bureau dans lequel un petit ventilateur tourne sans trop d’efficacité. Sœur Brigitte me reçoit et me met à l’aise comme si on se connaissait depuis toujours. Cette intimité et proximité immédiate est assez typique des relations que nous avons dans la communauté des personnes travaillant dans le VIH. La force de la cause crée des liens.

Se défendre psychiquement contre l’insupportable

Je ne peux oublier ces regards qui m’ont traversée au cours de ces missions. La pratique d’entretiens individuels, qui utilise des méthodes d’approches nécessitant la mise en place d’un climat d’écoute confidentiel, m’a particulièrement exposée à la rencontre avec le regard de l’autre.
J’ai été troublée, émue, j’ai aussi été obligée parfois de me défendre contre l’insupportable. Mon cœur a été mille fois plus mouillé que mes yeux.

Une réponse au Sida en Afrique

Puisque deux de mes missions porteront sur la prévention de la transmission – mère-enfant au Congo – vont se télescoper en permanence dans mon esprit. Parler d’argent, écrire dans mes carnets de mission le soir le coût des choses liées à la vie et à la mort finira par aller de soi. L’argent, les moyens, c’est ce qu’il faut rassembler pour apporter une réponse au SIDA en Afrique.

Actions et missions réalisées en Afrique 2003-2005

Dans les années 2000 , des centaines d’entre nous étaient en tant qu’experts, chacun dans son domaine à apporter des éléments de réponse à une question de santé publique cruciale : la nécessité d’une couverture thérapeutique mondiale en matière d’infection à VIH/SIDA.

Région Homa Bay

On se retrouve un matin à 40 km de la frontière Ougandaise, la police des frontières est partout. Régulièrement nous devons nous arrêter car au milieu de la route il y a des barrages faits de fil de fer coupe -pneus. Notre chauffeur nous explique qu’il y a une grosse demande d’immigration des ougandais au Kenya et que la police essaie de réduire l’immigration clandestine.

Mission Kenya

Le mois d’août tire à sa fin en France. Il se termine pour moi par une mission au Kenya où il s’agit d’évaluer les besoins des communautés touchées par le VIH et de mettre en place des réponses et des mini-structures visant à aider les personnes infectées à s’organiser, dans la riposte au SIDA, dans un pays où faire une manifestation sur le SIDA est passible d’emprisonnement.

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