Qui doit s’occuper de l’après-cancer?

Catherine Tourette-Turgis

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le cancer

2018

Espaceinfirmier.fr, Initiatives Santé 2018.

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Dans le parcours post-cancer, où en sommes-nous? Tout d’abord, on sait qu’il ne suffit pas de dire à une personne, le jour de la fin des traitements, qu’elle est en rémission ou «guérie» (ce dernier mot fait l’objet de débats en oncologie) pour qu’elle se sente rétablie. Ayant travaillé plus de vingt ans dans le domaine du VIH/Sida, j’ai conservé, en tant que praticienne du counseling(1), des souvenirs très vivaces de la complexité du retour à la santé pour les personnes qui avaient pensé qu’elles allaient mourir. Depuis deux ans, je travaille comme chercheuse clinicienne dans une consultation pour le cancer du sein et j’ai assisté à de multiples «consultations de surveillance». En codirigeant un diplôme en cancérologie à destination des patients et ex-patients, j’ai découvert les complexités du processus de rétablissement après un cancer. En étudiant la littérature internationale sur le parcours après cette maladie, j’ai compris que certains enjeux du post-cancer n’étaient pas si loin de ceux de l’après-VIH.