Journal de recherche

catherine tourette-turgis

Journal de bord

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20ans dans la lutte contre le SIDA en Afrique

2022

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Je dispose d’écrits bien plus nombreux que tous ceux ce que j’ai publiés. J’ai entrepris il y a sept ans environ de les collecter.J’ai ainsi rassemblé des centaines de documents word éparpillés dans plusieurs ordinateurs et tous mes petits carnets de notes personnelles, de compte rendus de mes lectures et de notes prises pendant mes cours, les conférences, les congrès, mes voyages. Un jour j’ai extrait des pages de mes petits carnets et j’ai fait cours sur leurs contenus. C’est en observant les réactions de mes étudiantes et étudiants y compris de mes doctorantes que j’ai pris conscience que tous ces matériaux étaient peut-être plus intéressants, plus vivaces, plus percutants que mes écrits académiques . En fait ce travail d’écriture académique à cause des formats requis refroidit la pensée, invite à l’auto-censure et transforme souvent la pensée en la rendant froide, neutre, amputée . Ecrire au niveau académique a souvent été une auto-maltraitance pour moi car les écrits académiques réfrènent la subjectivité, la sensibilité , les modes de présence au monde et à autrui de chercheur, du clinicien alors qu’en même temps c’est cette subjectivité qui en est la matrice génératrice. Nier, oublier, passer sous silence la matrice et la genèse d’une idée, d’un concept, d’une intuition qui fuse c’est vraiment prendre un certain nombre de décisions que je commence à interroger.

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