L’observance aux traitements contre le VIH/sida.

Catherine Tourette-Turgis

·

Mes publications

>

Observance Thérapeutique

2001

ANRS

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
La recherche en sciences sociales et l’intervention sur l’observance thérapeutique ont produit depuis quelques années un ensemble de connaissances, de questions et de propositions qui peuvent être mises à l’épreuve d’objectifs d’optimisation des stratégies thérapeutiques dans la prise en charge des patients VIH/sida, de lutte contre l’échec thérapeutique, de promotion de conduites de relation coopératives entre soignants et patients pour évaluer l’impact biologique, psychologique et social des traitements. Les recherches qui ont été menées pour identifier les principaux déterminants de l’inobservance permettent d’écarter des hypothèses mécanistes simplificatrices qui voudraient prédire et contrôler de manière stable et définitive le rôle de facteurs isolés sur les comportements d’observance. Elles permettent en fait de mieux repérer des associations de déterminants influents et de porter l’accent sur les situations de soin dans leurs aspects multidimensionnels et leur inscription dans la durée. Les aspects relationnels de ces situations constituent un champ d’observation particulièrement fécond car ils permettent de construire pragmatiquement des dispositifs de soutien dans le cadre des stratégies thérapeutiques. Les interventions prennent des formes très nombreuses et se différencient non seulement par les techniques et référentiels théoriques qu’elles utilisent mais aussi par le niveau sur lequel elles interviennent (individuel, interindividuel, organisationnel, institutionnel). Leur évaluation n’est que rarement conduite de manière systématique et contrôlée. La stratégie des essais randomisés, appliquée à des dispositifs d’intervention psycho-sociale est un moyen sous-employé qui, malgré ses difficultés d’application, peut aider à mettre en place un rapprochement dynamique des questions de la clinique et des science sociales. Cette stratégie, dans sa réalisation concrète, suppose une complémentarité bien explicitée entre un travail quantitatif et qualitatif contextualisé, et un effort de mise en place de réseaux entre centres de prise en charge des patients engagés dans les traitements.